Publié le

6 alternatives SÉRIEUSES pour remplacer un batteur ¡( )¡

La polémique du jour qui va vous énerver est la suivante : Le batteur est-il indispensable ?

Évidemment si je vous ai posé la question ce lundi c’est bien pour y répondre de manière inverse. Ça faisait un petit bout de temps que j’avais envisagé de jouer sans batteur, mais dans ce cas comme articuler la rythmique et surtout par qui remplacer l’indispensable frappeur.

Choix artistique, problème logistique, contrainte sonore ou juste pas envie d’avoir un réac’ au sein du groupe. Les raisons pour se débarrasser du batteur sont multiples. Après quelques recherches voilà ma petite liste non-exhaustive pour les groupes en rush de batteurs et qui voudraient quand même démarrer tout de suite 😉

La Boîte à Rythme : La Diablesse

On revient toujours à elle, mais au final cela reste la pire ennemie du batteur. D’ailleurs évitez de les mettre ensemble dans une même pièce sous peine de grosse crise de mauvaise foi. Et pourtant la boîte à rythme a beaucoup d’avantages à faire valoir et pas des moindres. Le plus important étant évidemment de ne pas perdre le rythme. Infatigable elle vous accompagnera dans toutes vos répétitions et concerts et sans jamais défaillir. Pas de maladie, pas de crampe au bras. Bon par contre pour partager une bière avec ça sera un autre délire. A vous de voir <3

Le Beatbox : Le P’tit Nouveau

Sorti du tréfonds des âges du Hip-hop le beatboxeur (ou la beatboxeuse;) ) s’adapte désormais à tous les styles. Avantages par rapport au batteur ? Zéro matériel à transporter. Avantages par rapport au chanteur ? Pas d’égo surdimensionné ? Vous l’avez compris le beatboxeur est désormais polyvalent et peut se retrouver dans beaucoup de formation. Et mon dieu qu’est ce qu’il a l’air cool !

Le Cajon : L’Étranger

Avec sa petite consonance espagnole il pourrait bien-être celui qui viendra voler le pain des batteurs à l’avenir. Bon c’est sûr il est pas très sexy avec sa bouille toute carré mais diable il fait le taff et plutôt bien en plus. Moins lourd, moins cher, moins encombrant, plus facile Ne le sous-estimez car cet individu peut-être dangereux s’il arrive à séduire vos précieuses cymbales les novices n’y entendrons que du feu.

Le Guitariste : La Menace Fantôme

Tu ne l’avais pas vu venir et pourtant il a ses armes à faire valoir. Alors attention ici on parle de celui qui joue sur guitare acoustique en plus. Tu t’étais dit que ce gars était bien inoffensif avec sa planche et pourtant le voilà qui a repris du poil de la bête depuis que tu lui as mis sa raclée la semaine dernière et qui prétends maintenant prendre la part du lion. Alors, attention.

Le Bassiste : Le Traître

Là il faut s’avouer que c’est un peu le coup de poignard dans le dos. Lui ton meilleur ami, ton manche favoris celui qui t’accompagne dans toutes tes galères rythmiques. Bref un incompris qui squattait avec toi les bancs de la cour de récré’. Le voilà qui joue les seconds couteaux et se permet de te remplacer. Sa technique de slap a d’ailleurs été inventé pour te remplacer.

Les Autres : The Cool Kids

C’est un peu comme le groupe de sportif du bahut. Ils font les malins parce qu’ils sont en groupe, mais dans certains cas il faut avouer que la spécialisation a ses points forts. Congas, Bongo, Djembés, etc. Même s’ils ne sont pas tes adversaires directs méfie t’en car aussi bien seule qu’en équipe ils ont du potentiel.

Conclusion

La section rythmique au final c’est un peu comme la cour de récré’. Il faut montrer qu’on reste cool s’en en faire des tonnes sinon on peut vite se faire ranger au placards par les autres. Alors, à toi de montrer tes points forts et fait valoir tes avantages.

Bonus : Des trucs (balais, cartes, pommes, voiture, casserole, jante, etc)

Publié le

¡ COMMENT APPRENDRE LE RESPECT A TON GUITARISTE ? #10techniques ¡

Bon allez hop je m’y met. L’autre jour vous avez discerné la palme du plus mauvais musicien au DJ. Mais laissez moi vous dire que je ne suis, mais alors, pas DU TOUT d’accord avec vous. Déjà, oui le DJ est bien un musicien est un instrumentiste. D’ailleurs officiellement la platine est considérée comme l’un des instruments de musique les plus récents. Alors certes, cela ne demande peut-être pas autant de fingerstyle qu’une mandoline mais cela reste, par définition un instrument.

Non, là où je vous en veux, c’est qu’au final, on connait tous les vrais coupables. Cette caste incapable par son nombre de sortir un nouveau génie alors qu’ils sont les plus nombreux, je parle bien sur des guitaristes. D’ailleurs la seule catégorie de musiciens suffisamment orgueilleux pour avoir inventé le terme de guitarhero. Déjà, pour faire ce genre d’association, niveau orgueil on se place à ce là (déjà entendu parlé de drumhero ou de basshero ?) Oui, oui ce cancer de la musique contemporaine. Quand il ne sait pas jouer on ENTEND que lui (normal il ne sait même pas régler son ampli) et quand il sait jouer on ne VOIT que lui : normal le gars en fait des tones ! (Tonnes . Tones ? Vous avez compris la blague ?) … BREF !

Je sais de quoi je parle, je suis guitariste et moi même ça m’énerve d’arriver en jam de voir un de mes compères, quand tu lui balances « vas-y un blues en Em » de le voir complètement perdue. C’est désesperant.

« Ah pour passer 3 heures sur ses réglages d’amplis et acheter 40 pédales là y a du monde mais par contre dès qu’on parle solfège y’a plus personne !« 

Donc comme au final tout ça n’est pas vraiment compliqué mais que c’est quand même une caste qui la ramène beaucoup je t’ai listé 10 manières d’apprendre à ton guitariste à changer de son sans effets histoire de lui apprendre UN PEU le respect !

C’est parti !

Numéro 1 : Jouer au doigts ! (de la main droite ! Je précise on sait jamais)

Et ouais mon gars. Le twist c’est que plutôt que de passer 10 minutes à chercher un médiator qui a une fois de plus disparu dans la warpzone, (un mystère toujours irrésolu) tu pourras dire à ton gaillard qu’en fait jouer aux doigts c’est pas si mal. Ca ouvre beaucoup de possibilité notamment de faire des arpèges beaucoup plus complexes et pourquoi pas même, un jour, qui sait, de jouer des parties de piano (oui oui c’est possible). Il y a même un nom pour ça : le fingerpicking.

Tout aux doigts !

Numéro 2 : La main droite et le fingerstyle !

Et oui en fait, on peux même changer le son de la guitare juste en changeant sa manière de jouer sans rien toucher aux réglages ! Quoi ? Comment est-ce possible ? C’est très simple l’orientation du médiator au moment de l’attaque sur la corde peux changer son harmonique. Tu peux aussi lui parler du Chicken Pickin’ Style qui consiste jouer simultanément au médiator et aux doigts avec les cordes et enfin jouer proche du manche ou du chevalet va également changer le son ET le volume de sortie de la guitare. Ah oui, si il ne comprend pas tout ou que c’est un peu confus tu pourra balancer de manière très cynique à la fin de ta démonstration. « Ouais mais il faut de la technique pour ça« . Evidemment je ne parle même pas ici du tapping, tremolo et autre sweep picking mais tu as compris l’idée.

Numéro 3 : La position des micros

Bon alors, déjà j’ai été surpris d’apprendre qu’en fait beaucoup de personne ne savent pas qu’il y a des micros sur une guitare électrique. Mais bon, passons, le jour où on aura une éducation musicale de qualité en France on y reviendra. (cynisme level 100++++). Donc, je disais, un moyen simple de tout simplement changer de son, c’est d’utiliser les différentes positions de micros de la gratte. Avec 5 combinaisons différentes, normalement, il y a de quoi faire. De toute façon vous n’arrivez même pas à jouer plus de 3 morceaux correctement donc ça devrait suffir. Et oui les micros ont un pouvoir de fou et on peux même changer de position en plein concert (un peu comme au lit en fait) notamment pour les solos. Maintenant, si vous avez un guitariste qui a fait l’erreur d’acheter une guitare avec un seul micro ou pire une GIBSON dans ce cas changez vite de guitariste ou à défaut, de groupe.

Sauf sur une guitare acoustique 😉

Numéro 4 : Les réglages d’amplis

Alors ici attention ! Je ne parle pas des effets et de tous les boutons bizarres et disons-le proprement inutiles. NON ! Il y a beaucoup plus simple. En effet tous les amplis normalement constitués ont un réglage d’aigüe (treble pour les bilingues), medium et bass. Encore une bonne manière de changer le son sans y passer des heures. Et là le nombre de combinaison peut-être impressionnant et en plus ça vaut pour tout les musiciens amplifiés sauf pour toi bien sur mon p’tit batteur <3

Numéro 5 : Tone & Volume

Woaw ! Fallait pas être grand druide pour deviner ça. Mais oui en fait les deux petits boutons là sur la guitare ça sert à quelque chose en fait. Et pas qu’un peu ! En fait le bouton de volume ça …. règle le volume ! BA-DUM-TSSS ! Tout ça pour dire qu’en fait, en plus de tout ce qu’on a déjà vu, oui, le volume et le tone (rien à voir avec la tonalité) sont super utiles surtout en Live. A savoir que le Tone sert de « passe-bas » c’est à dire que quand il est à 10 le son est normal et quand il est à 1 les aiguës sont coupés pour ne laisser passer que les basses 😉

C’est pas juste pour décorer !

Numéro 6 : Les cordes

Et oui ! Carrément ! J’ose ! Les cordes sont classées par ce qu’on appelle les tirants. Attention ce n’est pas DU TOUT la tension de la corde mais bien le diamètre et ça a également son impact. Un tirant de corde plus grosse aura plus de sustain, un plus gros volume de sortie et un son plus chaud, mais limitera l’expressivité car les cordes seront plus tendues. Bon de toute façon si le gars n’a pas de technique c’est pas forcément un mal, et au pire ça lui musclera ses p’tits doits <3 Ah et sinon des cordes pas trop usées c’est bien aussi.

Much vibe !

Numéro 7 : Bottleneck, Capo et autre zigwigwi

Bon ici j’avoue, je vous fais un pack à la Thomann en mode pas cher, « t’as vu ça viens d’Allemagne« . Evidemment le bon moyen de se faire plaisir sans s’embêter c’est le petit bottleneck qui va bien, à utiliser avec parcimonie bien sûr, mais ça fait toujours plaisir. Quant au capodastre il ne changera pas vraiment le son mais au moins il changera la tonalité, donc très pratique si vous avez un guitariste qui ne sait pas transposer. Tu peux aussi lui dire que si il le met très haut sur le manche ça fait un son de ukulele. Enfin pour les plus aventureux on a déjà vu des guitaristes jouer avec un archer. Perso je trouve ça trop perché mais si t’as un violoniste dans ton groupe n’hésites pas à switcher. (D’ailleurs je me demande ce que ça donne du violon au médiator…).

Numéro 8 : S’accorder

J’avoue je pousse le bouchon un peu loin mais combien de pélos se ramènent avec une guitare même pas accordé. Alors que dans ACCORDER il y a bien CORDE donc je sais pas ce qu’il leur faut aux gars pour s’en rappeler. Même toi tes toms il sont accordés donc bon au pire paye lui un accordeur : un piezo de préférence, c’est plus pratique et il peut le laisser sur sa tête (de guitare) sans le perdre.

Numéro 9 : Changer d’accordage

Alors là c’est à double tranchant. En fait il y a autant d’accordage que de d’effet de pédales donc parles-en seulement à un guitariste assez riche qui a déjà les moyens de se payer des pédales sinon ça va devenir un peu la pédale du pauvre le fait de changer d’accordage toutes les 3 morceaux mais ça donne de très bon résultats. Celtiques, Orientales, Country, Blues voilà un moyen rapide de faire quelque chose de radical sans chercher la énième position de reverb qui va bien.

Numéro 10 : S’acheter une basse

Bah oui au moins une Short Scale. Tant qu’à faire plutôt que de galérer avec je ne sais quel Octaver autant switcher directement. Bon évidemment, pas sûr que votre bassiste apprécie mais au pire, pensez à la guitare baryton, acoustique, le banjo, la mandoline, le ukulele que sais-je encore, si c’est pour changer de son autant changer d’instrument. Je ne comprends pas cette mode des guitaristes qui s’achète des sons de pédales de synthèse d’autres instruments.

Bonus : Acheter un piano

Ou virer le guitariste et recruter un pianiste. Au final ça reste des cordes, sauf qu’on tape dessus avec des marteaux. En tant que batteur perso ça me parle aussi. C’est tordue mais vous me remercierez par la suite. Déjà parce que sur le piano il n’y a qu’un type de son, donc comme ça, problème résolue et au moins vous aurez un musicien qui sait jouer de son intrument et en plus vous ne serez plus le seul à jouer assis et à galérer à transporter vos caisses de 500 kilos. Bon attention si vous le gars joue sur Synthé c’est aussi à double tranchant parce que niveau effet on multiplie le problème par cent et en plus il y a …. UNE BOITE A RYTHME ! ! ! TA PIRE ENNEMIE ! ! ! Donc questionne bien le nouveau venue sur son matos avant de t’engager.

Assis dans l’ombre. Lourd à transporter. Le pianiste est le cousin caché du batteur

Voilà j’espère qu’en tant que batteur tu comprendras maintenant mieux ton guitariste et surtout comment lui apprendre le respect de manière simple et efficace sur son propre instrument ! J’ai pas évoqué toutes les possibilités, notamment le fait d’acheter des médiators en os, en bois ou en métal et d’autres bricolages mais ça te laisse déjà de bonnes cartouches de réparties pour les répét’s à venir et les concerts du printemps 😉

Publié le

Prévention Santé Batterie : Le cancer du poum-tchak ! #petitehistoirecynique

Tu es là assis derrière tes fûts. Le son est fort, les cymbales claques et la caisse claire résonne. Tout le monde est à fond et le morceau rend plutôt bien. En même temps ça fait un mois que vous l’avez choisit et vous y avez passé plus de 10 heures avant que le guitariste trouve enfin un son de pédale correct.

Pour l’instant… tout va bien.

Tout d’un coup tu entends un bruit bizarre. Le chanteur lève le poing. Sur le coup tu ne comprends pas et là tu te rends compte qu’il veut arrêter le morceau. BORDEL ! Ça commençait à être bon et cet enfoiré va encore pinailler parce que l’autre bassiste à fait un demi quart de ronde trop long.

Tout le monde s’arrête. Comme prévu le gars commence à exposer son point de vue sur le niveau technique de l’autre alors qu’il n’a que quatre cordes à gérer. Et en plus il joue trop fort. Evidemment ça va te retomber dessus parceque, si il a monté le volume de son frigo c’est parceque de base il ne s’entendait pas à cause du batteur. Toi, bien sur, tu as ta botte secrète. C’est pas ta faute si le local est petit et que tu prends tout l’espace sonore. Qu’importe ! L’un comme l’autre essaye de se départager en ralliant le guitariste à leur cause. Le chanteur, ce prétentieux, arguant que ils sont du même bord. Tous les deux aux devants de la scène pour chauffer le public, alors que tout le monde sait que vous n’avez aucun morceau avec un solo dans votre répertoire et que votre gratteux, ce lâche, est aussi mobile sur scène qu’une moule. Le bassiste, cet hypocrite prétendant que lui et le guitariste sont au final du même bord, malgré toutes les remarques qu’ils n’arrêtent pas de faire sur la prétendue supériorité/différence de la basse par rapport à la guitare. D’ailleurs t’as jamais vraiment compris ce débat stérile entre eux deux. C’est un peu comme la polémique du petit pain et de la chocolatine.

La basse 8 cordes : pour réconcilier toute la famille.

Bref ! Comme le guitariste, ce lâche n’arrive pas à prendre parti, les revoilàs parti sur le bien fondé de rajouter la mesure x de la partie 4 de cette reprise réarrangé qui est, en fait, devenue une compo. Toi tout ce que tu as retenue c’est qu’il fallait jouer à 160bpm. Donc tu avoines du début à la fin sans trop réfléchir et ça devrait passer tranquille. De toute façon c’est pas comme si vous jouiez à Bercy demain, le dernier concert que vous avez eut c’était il y a trois mois et au final vous avez joué 20 minutes car la première partie, à qui tu avait prété ta batterie en plus, a fait un set de 2H30.

Tu commences à trouver le temps long et toi à la base t’étais quand même plutôt venue là pour te défouler. On va pas se mentir, c’est ta bulle de repos à côté de ce taff qui t’occupes toute la semaine. Mais ces idiots vont presque finir par te faire regretter ton manager qui t’as demandé de rester 1H00 de plus vendredi soir si tu voulais bien, après t’es pas obligé mais bon si tu le fais pas on renouvellera pas ta mission d’interim.

En attendant tu commences à lancer un petit poum-tchak des familles histoire de patienter. Peut-être que le bruit de la musique les ramènera à la raison et leur rappelera pourquoi vous vous êtes réuni ce dimanche ensoleillé, alors que tu aurais pu aller à la mer avec ta chérie pour manger une petite gauffre sur la digue. Ils en font des super bonnes d’ailleurs, des gaufres dans la petite brasserie à Berck-sur-Mer dans les rues piétonnes. Chocolat, chantilly, miel, sucré. Woaw t’as peut-être bien foiré ton dimanche en fait.

Quand ton groupe parle de l’arrangement depuis 20 minutes.

Perdu dans tes pensées tu reviens dans le monde réel en te rendant compte qu’ils se sont calmés mais te fixent tous avec un regard assassin. Tu ne t’en étais pas rendu compte mais ton poum-tchak était devenu tellement intensif qu’ils n’arrivaient même plus à s’engueuler et maintenant t’es la nouvelle cible de l’après-midi. De toute façon t’écoutes jamais rien, t’es trop dissispé et insulte suprême, ton instrument c’est même pas un vrai instrument parce que de toute façon ça fait pas des vraies notes.

Là ils ont vraiment dépassé les bornes. Tu répliques qu’à la base, c’est quand même eux qui ont lancé ce débat sur la reprise du refrain en rythme ternaire. Peu importe, c’était le poum-tchak de trop, vraiment agaçant alors que eux, ces artistes, essayent de montrer leur talent à vos fans et votre public. Pendant ce temps là, le guitariste gratouille à vide assis comme un sac dans un coin du canapé.

Tout ça commence vraiment à te gaver. En bon batteur franc et direct que tu es, tu commences à leur sortir leurs quatre vérités solidement ancré sur ton trone. Qu’après tout tu n’as jamais vraiment aimé ce morceau, ni même le répertoire du groupe et enfin pas vraiment le groupe du tout d’ailleurs. Même le nom est nul et au final vous vous êtes mis ensemble juste parceque vous êtes rencontrés bourrés à la fin du jam session et quuand ivre mort tu as eut encore la force de sortir un simple poum—tchak ça les a convaincus de te prendre dans leur groupe et toi, pas du tout lucide, tu as accepté et ça fait 6 mois que tu perds tes week-ends avec ces guignols alors que t’aurais pu aller manger ta gauffre finalement.

Tu te rends compte que tu perds ton temps et tu décides que cette mascarade a assez duré. Tu ranges tes baguettes les voilà tous qui changent de discours, te suppliant de ne pas partir mais c’est inutile. Tu as déjà remballé tes cymbales et tu es sur le seuil de la porte. Alors que tu te diriges vers ton bolide pour préparer le BBQ du soir ils t’insultent de tous les noms, te traitant de boîte à rythme pendant que tu démarre en trombe.

Morale de l’histoire.

Chers batteurs. Tous les jours des groupes se forment et se séparent sur un simple poum-tchak. Alors, pour l’amour de la musique, que vous soyez bourré en jam session ou blasé en répétition n’abusez pas du poum-tchak.

Ce qui compte ce n’est pas le lieu mais les personnes avec qui vous jouez. D’ailleurs votez pour votre lieu de répét’ favoris ici.

Un message de l’association de santé batteuristique de France.

Publié le

Les batteurs sont bien des maîtres de la Terre !

Et si on rattachait les musiciens aux 4 éléments. Le batteur serait-il le feu, l’eau, la terre, l’air ? La réponse est dans notre sondage.

Ca peut paraitre absurde mais en fait c’est une bonne manière de résumer les rôles dans un groupe. On voit encore trop de formation, même actuellement qui arrivent et font juste n’importe quoi ! Le batteur qui joue au début et pas à la fin, le soliste qui solote pendant tout le morceau le bassiste qu’on entends pas etc.

Cette vision métaphorique va nous permettre d’aborder le jeu en groupe sous un autre aspect.

“Fire wants to burn
Water wants to flow
Air wants to rise
Earth wants to bind
[…]”

Cassandra Clare, The Iron Trial

Un grand pouvoir, implique…

Imaginons que le batteur soit en effet bien représentatif de La Terre. Dans ce cas ton but est bien de lier l’ensembler des membres du groupe. Mais les liers à quoi ? Au tempo évidemment ! Et ouais, en tant que batteur ta mission principal est d’être le ciment de tout ce bordel. Comme pour la Terre c’est sur toi que tout repose. Mais attention tu es aussi un peu comme Atlas, ce Titan dans la mythologie grecque : un colosse aux pieds d’argile ! Un grand pouvoir implique de grande responsabilité, si tu défailles c’est l’ensemble de ton groupe qui s’effondre.

Ne sous-estimes pas ta puissance. Tout comme la montagne paisible ou la forêt tranquille tu peux aussi tout transformer en séisme bruillant ou en volcan assourdissant et la foudre s’abbatre sur ces malheureux (ouais la foudre part aussi du sol).

A noter d’ailleurs que, fait interessant, le batteur est l’un des rares instrumentistes à jouer… avec ses pieds !

Un grand pouvoir implique… bon OK des fois une petite pause c’est bien aussi.

Savoir nager en eau trouble

Dans ce cas inutile de dire que ton meilleur allié, le bassiste (ou tout autre instrument jouant en clé de Fa) est bien représentatif de l’eau. Autant avec lui tu peux façonner les plus beaux canyons, les plus belles plages, les plus grandes vallées. Autant si l’un de vous d’eux vient à être défaillant cela peut vite se transformer en marécage dégueulasse si tu ne suivez pas ou en desert mortel si c’est ton partenaire qui en vient à foirer.

Vous l’avez donc compris l’eau et la terre cohabitent dans une douce alchimie que l’on appel le groove. Si l’un prends le pas sur l’autre, on se retrouve soit en situation de sécheresse soit en pleine inondation ! En tant que batteur si tu débarques et que tu n’as pas confiance dans cette nouvelle inconnue de l’équation, contruits une digue bien propre et ne commence pas à rajouter de la déco partout, reste simple ! Ecouter un bon groove basse/batterie ça devrait être comme regarder une cascade qui tombe dans un lac, les vagues qui roulent sur la plage : paisible, fascinant, energique, contemplatif !

Quand ton bassiste a craqué sur le volume

Le goût des autres

Vous l’avez compris, maintenant que nous avons planté le décor il ne reste plus qu’à animer tout ça. Là on sort vraiment de notre juridiction mais on va quand même aborder le sujet. Le reste de l’harmonie est là pour enflammer – littéralement – le spectacle que cela soit quelques cendres encore chaudes, un petit brasier ardent ou un grand feu de joie c’est bien le rôle des instruments polyphoniques, principalement guitares ou piano mais pourquoi pas une section cuivre ou violons. Et en bonne métaphore, jamais sur la basse ils ne débordent. Cela va de soit l’eau et le feu ne cohabitent pas mais ils se respectent. Amis bassistes et guitariste, aimez vous et croiser les manches.

Et bien sur la cerise sur le gâteau c’est cette petite brise frâche ou ce grand vent qui va venir titiller vos oreilles par sa douce mélodie : chanteur, saxophoniste, trompettiste ou autre soliste c’est à vous de jouer et d’attiser les flammes et de remuer tout ce setup.

Le Plan de Scène d’Aristote déjà en vigueur au IVème siècle avant J.C

Puis vint le 5ème élément

C’est le plot-twist (retournement) de la fin.

– On va incorporer un 5ème élement !

– What ?!

– Et oui 😉

En effet en Asie on parle souvent des 5 éléments et notamment de l’élement du vide au Japon : (, vide) ; et c’est l’occasion de parler d’un aspect qu’on aborde pas assez dans la musique et pourtant c’est bien celui ci qui s’insère entre tous et qui concerne chacun : le silence.

Et oui, ce petit truc qui a même un symbole de solfège à son nom. C’est cet instant précis où tout s’efface, plus rien n’existe. Et c’est tellement conceptuel que certains en ont même fait des oeuvres complètes … de silence.

Et toi ? Tu as ton moultipâsss ? Désolé j’étais obligé de la faire ^^

La vision d’un monde

En tant que batteur tu es responsable de la cohésion sonore du groupe. Donc tu dois être le premier à avoir une écoute d’ensemble du son que toi et tes petits camarades produisez mais aussi une technique irréprochable. Le fait de ne pas avoir à te consacrer sur ta technique doit t’aider à jouer le rôle de chef d’orchestre du groupe, c’est ton rôle de donner le départ, garder la cadence, gérer les nuances, et même au delà, car si le chef d’orchestre a bien une baguette, toi, tu en as deux ! Autant on a vu des bons groupes avec des mauvais guitaristes ou bassistes voir même de mauvais chanteurs mais rarement de mauvais batteurs (ou au moins ils étaient carrés).

C’est donc toi qui va faconner la roche sur laquel les autres vont s’appuyer. Mais attention à ne pas perdre le contrôle, mieux vaut une belle prairie verdoyante façon Windows XP qu’un mont d’or qui se transforme en tas de charbon parceque tu n’as pas su le gérer. Chaque grigri que tu rajoute dans ta rythmique doit être assumé ! Du plus petit Safir à la plus grosse pépite.

De tous les instruments c’est toi qui a les compositions les plus variées.

Est-ce un boulot ingrat ? Oui !

Est un travail de l’ombre ? Oui !

Mais est-ce que l’on a besoin de toi ? Oui, partout et quasiment tout le temps.

Alors vas-y. Assieds toi, lance le décompte et fait moi trembler tout ça !